05 décembre 2008

bienvenue

Nous proposons un espace d'information, de réflexion, d'échanges, de concertation, consacré aux enjeux et impacts des politiques locales, gouvernementales, internationales en matière d'éducation et de service public. Dans le respect du pluralisme, toutes les participations sont les bienvenues, aucune ligne idéologique n'est imposée. Rappelons toutefois un point de convergence: nous ne refusons pas par principe toute réforme, et sommes les premiers à reconnaître les problèmes du système public. Nous contestons les réformes imposées car elles ne sont pas des solutions, et souhaitons constituer une force de proposition.

VOIR PLATE-FORME (espace numérique de travail) à cette adresse : http://v.ventresque.free.fr/claro

  • Il ne s'agit pas ici de critiquer ni supplanter les organisations et modes d'action existants, mais de penser leur complémentarité et leur prolongement.

1. Constats

  • La mobilisation des personnels, parents, élèves, loin de connaître un infléchissement, se renforce.

Une tendance émerge: un certain nombre d'entre nous souhaitent multiplier les moyens d'action pour soutenir et relayer les mouvements de grève, de réflexion et de contestation.

Nous sommes conscients que l'image renvoyée par les médias trahit nos revendications plus qu'elle ne les traduit. Nous voyons régulièrement les gouvernements faire la sourde oreille, ignorer nos voix ("ce n'est pas la rue qui gouverne", dixit Raffarin), attendre qu'une masse critique soit atteinte - cf. le cas du c.p.e. - pour accepter de revoir ses décisions.

  • Nous sommes face à une stratégie explicite de destruction des emplois stables, du droit du travail, du droit de grève, de démantèlement du service public,  d'ouverture à la concurrence - conformément aux accords de l'OMC que tous les gouvernements appliquent depuis 1995 (cf. AGCS). Rappelons que malgré le rejet du traité constitutionnel européen, un "traité simplifié" a été adopté à Lisbonne, fierté de notre président, traité qui oublie le volet des droits sociaux présent dans celui qui a été rejeté (partie III).

Pour justifier ces mesures, on en appelle à la "nécessité économique" de la rigueur budgétaire, comme si les lois du marché étaient des lois inchangeables de la nature; on prétend que le service public doit être rationalisé selon une logique d'entreprise, alors que sa définition exclut la recherche du profit. On parvient à faire croire que les caisses sont vides pour le service public et on trouve miraculeusement des fonds considérables pour sauver les banques de la faillite...

Un véritable tour de force a été réalisé: les petits et moyens fonctionnaires sont présentés comme des privilégiés par les hauts fonctionnaires (qui augmentent leurs salaires et conservent leurs retraites). On parvient à faire croire que la diminution des impôts sur les plus gros revenus peut relancer l'économie - comme si la richesse de quelques-uns créait la richesse de tous -, tout en exaltant le retour de "la valeur travail"...

Dans ce contexte, l'image des protestations légitimes et des mouvements de grève est présentée comme le repli réactionnaire d'une catégorie archaïque de privilégiés. Nous sommes les méchants bloqueurs, qui prenons en ôtages les gentils usagers. cf aussi les assertions "la grève est démodée" (Sarcos) "personne ne se sent concerné par les grèves à répétition" (Darkozy).

Seule une habile manipulation du calendrier des "réformes", qui consiste à étaler les mesures pour isoler les différents secteurs, permet d'éviter l'émergence d'une protestation massive. Cette situation semble inextricable, tout se passe comme si nous ne pouvions rien faire; n'est-ce pas là pourtant une conjecture, qui de surcroît fait le jeu des décideurs?

Il est cependant à noter que la mobilisation pour la défense de La Poste constitue un premier écueil de taille pour l'actuel gouvernement, puisque les élus locaux, parfois même de droite, relayent les attentes de la population et les revendications des fonctionnaires. Les ambitions destructrices ont été revues à la baisse, le gouvernement a reculé; les maires ont moyennement apprécié d'être traités de quantité négligeable.

2. Propositions

Il me semble que nous aurions tout intérêt à élaborer une stratégie de communication concertée, pour éviter d'être englués dans la manipulation politico-médiatique.

  • Nous adresser plus directement aux usagers? Les habitants, semble-t-il, se sentent concernés par les menaces qui pèsent sur l'hôpital, le tribunal, la poste, les transports... Qui peut garantir que des entreprises vont venir compenser la disparition des services de santé et les rendre accessibles aux mêmes coûts? Une entreprise de distribution de courrier trouvera-t-elle rentable de desservir Belley et les environs? Les entreprises qui font la richesse du bassin économique vont-elles trouver un intérêt à maintenir leur implantation si les services publics diminuent?

  • Rendre plus visibles les alternatives que nous proposons, et d'éviter d'être représentés comme une simple opposition réactive, que l'on rend facilement impopulaire?

  • Mouvement commun aux différents services publics de Belley?

  • Obtenir de la mairie l'autorisation d'organiser des réunions du type forum-états généraux?

  • Prendre part à un mouvement de convergence national qui coordonne les initiatives locales?

  • Se mettre en contact avec d'autres collectifs?

voir par exemple:

éducation

AGCS

zone hors agcs

voir aussi le collectif ambérieu

Posté par bugeypublic à 15:50 - Commentaires [1] - Permalien [#]


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